Un Changement ? Vite en Mode « Survie » !
Bonjour,
L’être humain
est un phénomène bien sédentaire. Il désire toujours en
avoir plus et, du même coup, il répugne le changement et
les trop grandes quantités d’informations subites. Il
en veut plus mais ne l’obligez surtout pas de changer…
Devant un trop grand changement, et parfois devant tous
changements, vous vous placez en mode « survie » ! Vous
revenez à vos valeurs sûres, à ce que vous connaissez
bien (du moins la perception que vous en avez) et vous
résistez. Vous pouvez même donner des raisons, à vous et
aux autres, pour ne pas dire des excuses, qui ne
tiennent pas la route, qui n’ont aucun sens, que pour ne
rien changer dans vos croyances, vos habitudes et votre
routine quotidienne.
Pourquoi cette
résistance ? En fait, votre cerveau peut traiter une
quantité phénoménale d’information. Ça, vous le savez
déjà. Et parfois, je vois des gens qui partent avec
cette seule vérité et s’imaginent qu’ils peuvent faire
beaucoup de choses, emmagasiner une multitude
d’information et pouvoir digérer tout cela au fur et à
mesure qu’ils sont en contact avec ces renseignements.
Ce qui les assure de prendre le champ à tous coups… car
il leur manque un ingrédient essentiel : le temps.
Le subconscient
peut emmagasiner l’information à un rythme hors du
commun mais le conscient, de son côté, la traite
beaucoup moins rapidement. Donc, lorsque vous êtes mis
en contact avec une quantité d’information trop grande
pour le conscient, lorsque vous avez besoin de toute
votre concentration pour « digérer » les nouveautés,
vous éloignez alors de vous toute distraction possible
et vous revenez à vos valeurs sûres en vous plaçant en
mode « survie ». D’où la résistance face au
changement : vous éloignez de vous toutes distractions
(les changements et les nouveautés) et revenez à vos
valeurs sûres, à vos attitudes et comportements que vous
connaissez bien.
Comme exemple
simple : vous conduisez votre automobile dans une ville
que vous connaissez peu. Soudainement, vous vous rendez
compte que vous êtes perdu, vous ne savez même plus vers
quel point cardinal vous vous dirigez. Premier
réflexe : vous fermez la radio ! …Comme si cela
vous permettait de mieux voir ! La raison de ce
comportement est simple : Vous devez arrêter toute
entrée de nouvelles informations sinon votre cerveau
« boguera »… vous vous placez alors en mode « survie »
! Vous me suivez ? Voyons la suite…
Comment le
temps peut-il arranger cela ? Dans votre cerveau, lors
d’un changement, les neurotransmetteurs prennent 21
jours à se battre un chemin pour créer une nouvelle
connexion entre neurones, ou en moduler une ancienne,
qui facilitera l’habitude (ou accoutumance). D’où le
concept des « 21 jours pour acquérir une nouvelle
habitude ». Par la suite, vous aurez besoin d’environ
90 jours pour consolider (ou asphalter) ce nouveau
chemin. Ce qui signifie que vous devrez encore, pendant
cette période, faire vos
nouvelles actions
« consciemment », donc d’y penser pour bien les faire,
mais vous aurez tout de même besoin de moins d’effort et
de concentration que pendant les 21 premiers jours.
Et pour vous
assurer d’une route bien dégagée, même en temps d’orages
et de tempêtes (stress et urgences), vous aurez besoin
de 6 mois pour bien consolider et assimiler vos
habitudes, tant motrices qu’au niveau de votre attitude
et votre caractère.
Comme Leader,
cette connaissance est des plus importantes. Comme
exemple, si vous êtes une personne en action, vous avez
régulièrement à négocier et à influencer certaines idées
chez d’autres personnes. Que ce soit à votre patron, un
collègue, un client, un fournisseur, un ami ou un membre
de votre famille : allez-y à petite dose. Ne
donnez pas du steak lorsque les gens ne peuvent prendre
que de la compote de pomme !
Je l’ai souvent
vécu à mes débuts comme conférencier et consultant en
entreprise. Certains participants, plus réfractaires au
changement, se plaçaient en mode survie bien avant la
fin. Ils se tenaient sur leur position d’origine, là où
ils se savaient en contrôle, dans leur zone de
confort, et disaient même parfois que leur disque
dur est plein, tandis que d’autres, plus ouverts au
changement, avaient des étincelles dans les yeux et en
redemandaient !
Il ne faut pas
croire que, parce que quelqu’un est réfractaire au
changement en se plaçant en mode survie, que cela est
peine perdue. Il est possible de leur permettre de
progresser… et ce, en s’ajustant en partie à leur rythme
et en structurant ce que vous désirez communiquer.
Premièrement,
fournissez un document qui donne les grandes lignes de
votre message. Que ce soit pour un projet à votre
travail ou encore un projet de voyage que vous désirez
faire avec des amis. Si vous avez des images sur ce
document, c’est encore mieux.
Ensuite,
vulgarisez l’information que vous transmettez aux
autres. Idéalement, c’est de parler avec des mots qui
portent à rêver et à voir des images en les entendant.
Parlez à leurs émotions.
Pour terminer, dosez votre information. Ne demandez pas
aux autres d’être rendus là où ils
ne peuvent même pas
voir la destination, votre résultat final. Allez-y « un
pas à la fois »…
Pas mal, n’est-ce pas ? Ce dont vous devez savoir
maintenant, c’est de ne pas vous inonder, ou inonder les
autres, d’informations et d’une multitude de nouvelles
habitudes à apprendre… pour demain matin ! Usez donc de
patience et vous gagnerez sur la longueur du voyage : ne
changez, chez vous et chez les autres, que 2 ou 3
nouvelles habitudes à la fois et pratiquez-les
« consciemment » pendant 3 à 6 mois, jusqu’à ce que ces
nouvelles habitudes fassent partie de vous, qu’elles
deviennent une seconde nature chez vous… et chez les
autres !
de
là
où vous êtes… à
là où vous désirez être !
Jusqu’où irez-vous ?
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